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Vous savez, il y a un moment où il faut savoir s'arrêter. Savoir dire stop.
Moi je me rend compte que je n'ais plus grand chose à raconter ici. Du moins, plus rien d'intéressant et digne d'être lu. C'est le coeur léger, et l'âme en paix que je m'en vais.
Car je me suis tellement trompé..
A vrai dire, c'était tellement évident. Oui, évident. Tellement d'ailleurs que je ne l'ai pas vu, pas compris. Mais comprenez, je l'aime tellement.
J'avais cru que tout cela été finit, bel et bien finit et que je l'avais surmonté. Finalement, cette blessure était encore là, bien caché, si bien caché que je ne l'avais pas vu. Je n'y faisais plus attention et pendant ce temps là, elle me bouffait.
Je ne rejète la faute sur personne, pas même sur Audrey. Pensez-vous qu'il est temps de dire les choses comme elles sont ? Moi oui.
J'ai aimé une fille qui s'appelle Audrey. Mais un jour elle m'a abandonné, et je n'ai pas cessé de l'aimer pendant tout ce temps. Encore maintenant je pense à elle, je souris en la voyant, je désire être à ses côtés et la regarder, la prendre dans mes bras, la soulager, lui faire plaisir, lui offrir tout ce que je suis en mesure de lui offrir. Non ce n'est pas une déclaration d'amour. C'est bien plus que ça. C'est l'amour qu'une fille peut avoir pour sa meilleure amie et que vous ne seriez même pas en mesure de comprendre. Cette fille elle est mon souffle, mon énergie, mon passé, mon présent et mon avenir.
Evidement elle est revenue. Parce que je lui ais pardonné et je me dis qu'elle aura toujours droit à une nouvelle chance de ma part, quelque soit le motif de notre désaccord. De toute manière, je sais que tout cela est réciproque. Avant je n'aurai pas eu l'audace et le courage de penser une telle chose. J'étais parano, jalouse, stupide et susceptible. Et maintenant, en repensant à ces 15 années de vie "commune" avec elle, je me rend compte que je l'ais trop sous-estimé. C'est vrai qu'on s'aime toutes les deux. C'est vrai.
Un période de solitude et de pleurs dans ma vie. Une période qui à fait naître en moi la peur... une peur qui vous chope au ventre et vous monte à la tête... une peur de perdre ce que vous aimez.
Malgré ça, je vais bien. Mais cette peur, elle est resté là.. C'est elle qui se cachait et qui m'empêchait de vivre..
A cause d'elle, j'ai perdu les pédales. J'ai cru des choses incensées, je me suis leuré, j'ai arrêté de vivre, j'ai pleuré, j'ai tout raté. J'ai cru que je l'aimais, lui. Mais que je l'aimais d'amour vous voyez. Comme on aime un garçon avec qui on traine tout le temps, qu'on le trouve mignon et sympa, dont croise le regard et dont on se rend compte que, ouf, lui aussi il nous remarque.
Alors qu'en fait, c'était juste un connard.
Vous savez, je croyais que je l'aimais. Cette amour qui vous détruit, vous consume, vous donne l'impression de voler au début, et puis vous épuise, vous surprend, vous fait pleurer. Merde. On a envie de lui dire merde!
L'amour passion, l'amour heureux, l'amour sentimentale, l'amour amoureux!
C'est beau. C'est pas pour moi.
Tout ce que je vois, c'est que encore une fois, je m'étais trompé. Lui non. Dès le début il comprit le jeu. Mais lui entre temps, personne ne l'a abandoné. Ses sentiments n'ont pas été bousculé et partagé dans tous les sens. Ils n'ont pas été mis à l'épreuve.
Je me suis juste emmêlé les pinceaux, et j'ai eu peur de le perdre, lui aussi. Cette peur qui me donnait l'impression qu'il s'échappait, qu'il m'oubliait, qu'il ne m'aimait pas. Mais en fait, non. J'avais peur qu'il côtoit cet ailleurs d'un peu trop près.
Tout ça, c'est pas une déclaration d'amour. C'est bien plus que ça.
A Audrey. Mais pas seulement. Maintenant qu'on a tous quitté le lycée, je vois qui sont les vrais amis. Et j'en pleure parfois le soir..
A Audrey. A Leslie. A Clara. A Joanna.
Un jour j'vous dédierai un livre. J'vous dédierai ma vie.
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Chaque lien que tu brises et chaque décision que tu prends...
Je te regarderai.. ♪
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